• Les Harpies, et les ailes du Corbeau

         

    Mon coeur tremble de fureur alors que tout me dis que non, non, il n'y a pas de raison.
    Juste quelques indices, détails sans importances qui me mettent hors de moi.
    Je voudrais hurler, pleurer, déchirer pour que ce maudit Corbeau comprènne par miracle comment sécher mes larmes.
    Son rire m'exaspère, ses escuses me transpersent !
    Soupir de douleur, yeux arrachés.
    Pourquoi sont elles là ! Ces harpies faites de lambeaux à la traine putride.
    Elles me regardent et rigolent, de leurs dents pourries. Leurs robes de mariées déchiraient, l'une tachée de sang et l'autre noire à la dentelle bon marché.
    Petit chat roux, je me retrouve dans ce grenier que je n'arrive pas à quitter.
    Je ne peux l'oublier, j'y monte tous les soirs, les yeux brillants au clair de lune.
    Je ne les ai pas connues vivantes mais je vois leurs fantomes partout.
    La nuit, dans mon lit, je les fuis, mais alors que je cherche à ne plus les voirs, elles se montrent encore plus présentes grace à ma peur.
    J'aimerais qu'il s'agisse là du fruit de ma folie, mais il n'en est rien !
    Elles sont là ! Même si je m'arrachais les yeux, même si je perdais là vie, elles seraient là, souriantes, et encore plus présentes !
    Je fuis dans les ailes du Corbeau, douces et chaudes, mais qui me raprochent encore davantage de ses créatures de mes cauchemards.
    La nuit, je sens leurs souffles dans mon coup.




  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :